Interview Kenzza Messafri et son roman The Evil, L’appel des Sept, tome 1

Peux-tu te présenter

Je m’appelle Kenzza, j’ai 28 ans et je vis dans le nord de la France. Je suis une grande passionnée d’écriture et de mondes imaginaires. Depuis toujours, j’aime créer, inventer et façonner des univers qui me permettent de m’évader du réel.


Depuis quand écris-tu ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans l’écriture ?

Depuis toute petite, j’ai toujours aimé inventer des histoires. J’ai réellement commencé à écrire à l’âge de 13 ans, à travers des fanfictions. Le quotidien me paraissait souvent morose, mais mon imagination, elle, ne s’arrêtait jamais. Elle voyageait sans cesse, loin de la réalité. Alors, pour donner vie à ces aventures que je ne pourrais jamais vivre, j’ai choisi de les confier à des personnages, de leur prêter ma voix et de leur permettre d’expérimenter ce que je ne pouvais pas.


Quel a été le déclic pour te dire « je vais écrire un roman » ?

En 2017, après avoir écrit un simple chapitre d’une histoire, j’ai eu ce besoin irrésistible de connaître la suite et la seule façon d’y parvenir, c’était de l’écrire moi-même. J’ai ensuite partagé cette histoire sur Wattpad et, face à l’engouement des lecteurs, j’ai réalisé qu’il était temps de transformer ces chapitres publiés au fil des jours en un véritable roman. C’est ainsi que j’ai décidé de me lancer sérieusement dans ce projet.


Quels thèmes ou univers t’inspirent le plus ?

Je suis profondément attirée par les univers fantastiques, parfois teintés de fantasy, mais toujours avec une touche sombre. Ce que j’aime dans ces mondes, c’est leur irréalité : ces créatures mythiques, légendaires, ces mystères qu’on ne croisera jamais dans la rue. En revanche, je n’aime pas les récits trop manichéens ou aux fins systématiquement heureuses. Pour moi, une histoire doit contenir des nuances, une certaine logique interne dans les événements et les réactions des personnages, même au sein d’un univers imaginaire. En somme, j’aime quand le fantastique est… dark, tout simplement.


Y a-t-il une ambiance, une émotion ou un message que tu veux absolument transmettre à travers ton œuvre ?

Oui : ne jamais se fier aux apparences. Rien n’est jamais totalement blanc ou noir. Le monde est fait de nuances et j’aime rappeler que les apparences peuvent être trompeuses.

Comment organises-tu ton écriture ? (routine, rituels, carnet, musique, café…)

J’aime écrire le matin, accompagnée d’un verre de jus de fruits et d’une courte playlist que j’écoute en boucle. C’est dans cette atmosphère calme et répétitive que je trouve ma concentration.

As-tu un message pour celles et ceux qui te liront ?

Avant tout, merci pour votre confiance ! Et surtout, soyez attentifs aux détails, même les plus insignifiantsils ont souvent bien plus d’importance qu’il n’y paraît.

Travailles-tu déjà sur un nouveau projet ? Peux-tu nous en dire un mot ?

En ce moment, je travaille sur la suite du tome 1 de The Evil. J’ai également d’autres projets en tête, notamment la réédition de certaines de mes anciennes œuvres auxquelles j’aimerais apporter un travail plus abouti et plus approfondi.

Peux-tu nous parler de The Evil ?

The Evil est le plus grand projet littéraire que j’ai entrepris. Il s’agit d’un roman composé de sept nouvelles, chacune centrée sur l’un des sept péchés capitaux. Ces histoires se déroulent à différentes époques, et si elles semblent indépendantes au premier abord, elles partagent en réalité un lien que je laisse au lecteur le soin de découvrir.

Qu’est-ce qui rend cette histoire unique selon toi ?

Ce qui rend The Evil unique, c’est sa dimension participative. Je l’ai écrite en collaboration avec ma communauté sur Instagram, grâce à des sondages que je publiais régulièrement. Les lecteurs pouvaient ainsi faire des choix qui ont eu une influence plus ou moins importante sur le déroulement de l’histoire. C’est donc une œuvre qui m’appartient autant qu’à eux.

Quel a été le moment le plus difficile ou le plus marquant dans le processus d’écriture ?

La partie la plus complexe a sans doute été la phase de recherche. Comme chaque nouvelle se déroule à une époque différente, je devais adapter ma plume, écrite à la première personne, aux mœurs et aux mentalités de chaque période. Il fallait aussi veiller à ce que la façon de vivre, les comportements et les détails du monde correspondent à l’époque choisie, sans jamais la nommer clairement. J’ai voulu que tout cela reste subtil, et c’est probablement ce qui m’a demandé le plus de travail.

Quelle scène t’a le plus émue, amusée ou bouleversée à écrire ?

La dernière scène de la sixième nouvelle. Elle m’a beaucoup émue, car elle dégage une grande nostalgie et une profonde douleur. C’est une scène empreinte d’un sentiment d’acte manqué, ce moment où l’on se dit que si l’on avait osé, les choses auraient pu être différentes. Elle m’a réellement touchée.

As-tu une citation ou un passage favori dans ton texte ?

« Ce qui fait qu’un être est vivant, c’est sa forte propension à céder à ses propres faiblesses. »

 

Vous souhaitez en savoir plus sur The Evil ?

En savoir plus
 

Les oeuvres de Kenzza Messafri

Précédent
Précédent

Comment lire la saga Ordalie ? Interview de Cyril Ghilbert 🎙️

Suivant
Suivant

Interview Sylviana Vesper et son roman Zodiaques, L’héritier de Zorgana, tome 1